Des représentants de la jeunesse de toute l'Afrique se sont réunis à Ouagadougou, au Burkina Faso, les 20 et 21 août 2026, pour coordonner leurs positions en vue de la Conférence mondiale de la jeunesse prévue plus tard cette année. La réunion, organisée par l'Union africaine et le gouvernement burkinabè, visait à consolider les priorités du continent en matière d'autonomisation des jeunes.
Selon la Division de la jeunesse de l'Union africaine, les consultations de Ouagadougou ont porté sur trois thèmes principaux : l'accès à une éducation de qualité, l'emploi et l'entrepreneuriat des jeunes, et la participation significative aux processus démocratiques. Des délégués de plus de 30 pays africains ont participé, beaucoup soulignant la nécessité d'une coopération continentale renforcée pour relever les défis communs.
Dans son discours d'ouverture, la commissaire de l'UA à l'éducation, à la science, à la technologie et à l'innovation, le professeur Sarah Anyang Agbor, a souligné que « la jeunesse africaine n'est pas seulement les dirigeants de demain, mais les partenaires d'aujourd'hui ». Elle a appelé à accroître les investissements dans les compétences numériques et la formation professionnelle afin d'exploiter le dividende démographique.
Les consultations ont produit un projet de Déclaration africaine de la jeunesse, qui sera présenté à la Conférence mondiale de la jeunesse. La déclaration comprend des engagements à promouvoir des initiatives menées par les jeunes, à améliorer l'accès au financement pour les jeunes entrepreneurs et à veiller à ce que les politiques nationales reflètent les besoins des jeunes.
La Conférence mondiale de la jeunesse devrait rassembler des milliers de jeunes leaders, de décideurs politiques et de représentants de la société civile du monde entier. La délégation africaine vise à faire entendre la voix du continent dans l'élaboration de l'agenda mondial de la jeunesse.