Au 14 juillet 2026, la Réserve fédérale américaine a maintenu son taux directeur à 4,5 %, après la réunion de juin 2026. Cette décision reflète une inflation persistante, qui reste au-dessus de l'objectif de 2 %, à 3,1 % sur un an en juin 2026, selon le Bureau of Labor Statistics. Le président de la Fed, Jerome Powell, a souligné qu'une baisse des taux est peu probable tant que l'inflation ne montre pas de progrès durables vers la cible.
Le rôle de l'intelligence artificielle dans l'économie est devenu un facteur clé des délibérations de la Fed. L'automatisation pilotée par l'IA a amélioré la productivité dans des secteurs comme la fabrication et la logistique, contribuant à une croissance annualisée du PIB de 2,8 % au T2 2026. Cependant, la technologie a également déplacé certains travailleurs, le taux de chômage atteignant 4,2 % en juin 2026, contre 3,9 % en janvier. La Fed surveille de près ces évolutions du marché du travail.
L'inflation reste tenace en raison de la hausse des coûts des services et des prix de l'immobilier, qui ont augmenté de 4,5 % sur un an. L'inflation PCE de base, mesure privilégiée par la Fed, s'établissait à 2,8 % en mai 2026. Les anticipations du marché pour une baisse des taux ont été repoussées au quatrième trimestre 2026, avec une probabilité de 40 % d'une réduction de 25 points de base en décembre, selon CME FedWatch.
À l'échelle mondiale, les banques centrales suivent des trajectoires similaires. La Banque centrale européenne a maintenu ses taux à 3,75 % en juillet 2026, tandis que la Banque du Japon a relevé les siens à 0,5 % en juin. Ces mesures de resserrement coordonnées visent à freiner l'inflation sans étouffer la croissance, bien que les risques de récession persistent, le FMI projetant une croissance mondiale de 3,1 % pour 2026.