Ceuta, ville autonome espagnole sur la côte nord-africaine, est depuis longtemps un point central de la politique migratoire européenne. Sa position stratégique, à la frontière du Maroc, en a fait un symbole de la frontière extérieure de l'UE, avec un système de double barrière et des traversées migratoires périodiques attirant l'attention internationale.
En mai 2021, une traversée massive d'environ 8 000 migrants du Maroc vers Ceuta a mis en évidence la vulnérabilité de l'enclave et les tensions diplomatiques entre l'Espagne et le Maroc. Cet événement a suscité une réponse européenne, les dirigeants de l'UE appelant à un renforcement des contrôles aux frontières et à une coopération avec le Maroc.
Historiquement, Ceuta et sa ville sœur Melilla ont été des points chauds de la migration, le gouvernement espagnol investissant massivement dans les infrastructures frontalières. Les barrières, équipées de fil barbelé et de technologies de surveillance, font partie d'une stratégie plus large de l'UE pour gérer les flux migratoires en provenance d'Afrique.
Les développements récents en 2026 ont vu des discussions renouvelées sur le rôle de ces enclaves dans la politique migratoire de l'UE, certains prônant des approches plus humanitaires et d'autres poussant à une application plus stricte. La situation reste complexe, équilibrant les préoccupations de sécurité et les obligations en matière de droits de l'homme.