Le déficit du compte courant de l'Égypte a plus que doublé pour atteindre 5,1 milliards de dollars au premier trimestre 2026, contre 2,3 milliards de dollars un an plus tôt, selon les données de la banque centrale publiées dimanche. Les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont légèrement diminué à 3,7 milliards de dollars, contre 3,8 milliards de dollars sur la même période.
Ce déficit croissant reflète les pressions économiques persistantes, notamment la hausse des coûts d'importation et la baisse des revenus touristiques. Le rapport de la banque centrale n'a pas précisé les causes exactes, mais les analystes pointent l'inflation mondiale et l'instabilité régionale comme facteurs contributifs.
Malgré ce déficit, l'Égypte continue d'attirer des investissements étrangers importants, avec des entrées nettes d'IDE restant proches de 3,7 milliards de dollars. Le gouvernement a mis en œuvre des réformes pour stabiliser l'économie, notamment la dévaluation de la monnaie et des mesures de consolidation budgétaire.
Ces données interviennent alors que l'Égypte cherche à stimuler les investissements dans les énergies renouvelables, en mettant l'accent sur le renforcement des institutions pour accélérer la transition. Cependant, le déficit du compte courant pose des défis pour le financement de ces initiatives vertes.