L'opposition bissau-guinéenne a accusé l'ancien président Umaro Sissoco Embaló d'avoir orchestré l'arrestation de Domingos Simões Pereira, figure politique éminente et leader du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). L'arrestation a eu lieu le 12 juillet 2026 à Bissau, selon des rapports des médias locaux et des déclarations de l'opposition.
Simões Pereira, ancien Premier ministre, a été détenu par les forces de sécurité pour des accusations liées à des menaces présumées contre la sécurité de l'État. L'opposition affirme que l'arrestation est motivée politiquement, visant à réduire au silence les dissidents avant les prochaines élections. Embaló, qui a quitté ses fonctions en 2025, a nié toute implication, qualifiant les allégations d'infondées.
Les observateurs internationaux, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ont appelé au calme et exhorté le gouvernement à garantir un procès équitable. Les Nations Unies ont également exprimé leur inquiétude face à la détérioration du climat politique dans ce pays, qui a une histoire d'instabilité.
Au 13 juillet 2026, Simões Pereira reste en détention, son équipe juridique préparant un appel. La situation souligne les tensions persistantes en Guinée-Bissau, où les rivalités politiques mènent souvent à des crises.