Suite à une série d'attaques jihadistes meurtrières au Mali voisin, la Guinée a renforcé ses mesures de sécurité face aux craintes croissantes d'un débordement de la violence extrémiste. Les attaques, survenues début juillet 2026 dans le centre du Mali, ont visé des postes militaires et des zones civiles, tuant au moins 30 personnes selon des rapports locaux.
Les autorités guinéennes ont déployé des troupes supplémentaires le long de la frontière avec le Mali et accru les patrouilles dans les zones vulnérables. Le gouvernement a également appelé à un soutien international pour renforcer ses capacités antiterroristes. 'Nous ne pouvons pas nous permettre d'être complaisants,' a déclaré un responsable sécuritaire guinéen sous couvert d'anonymat.
La situation a suscité l'inquiétude parmi les habitants des villes frontalières, beaucoup exprimant la peur d'attaques potentielles. 'Après les attaques au Mali, c'était la psychose,' a déclaré un commerçant local à l'AFP. 'Nous avons peur que la même chose se produise ici.'
Les analystes avertissent que la menace jihadiste s'étend dans toute la région du Sahel, avec des groupes comme le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) et l'État islamique au Grand Sahara (EIGS) actifs dans la zone. La Guinée, qui a jusqu'à présent évité les attaques majeures, reste en état d'alerte maximale.