Alors que la France connaît des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses, un débat a émergé sur l'adoption d'un horaire de travail 'unique' pendant les épisodes de chaleur extrême. La proposition, discutée par les décideurs politiques et les groupes d'entreprises, permettrait aux travailleurs, notamment les entrepreneurs et ceux occupant des emplois physiquement exigeants, de travailler en continu, en commençant tôt le matin et en terminant avant la partie la plus chaude de la journée.
Les partisans soutiennent que ce système, déjà utilisé dans certains pays méditerranéens, pourrait réduire les maladies liées à la chaleur et augmenter la productivité. Selon un rapport 2025 de l'Institut français de la santé publique, les vagues de chaleur ont causé environ 1 500 décès supplémentaires en France en 2024, les travailleurs en extérieur et les petits entrepreneurs étant touchés de manière disproportionnée. Le ministère français du Travail n'a pas encore émis de proposition formelle mais a lancé des consultations avec les syndicats d'employeurs et les représentants des travailleurs.
Les critiques, cependant, avertissent qu'un quart de travail unique pourrait perturber les services de garde d'enfants, les horaires de transport en commun et l'industrie des services. Un sondage de 2026 de la Confédération des PME françaises a révélé que 62 % des petits entrepreneurs soutiennent des horaires flexibles pendant les canicules, mais seulement 38 % sont favorables à un quart de travail unique obligatoire. Le débat devrait s'intensifier alors que la France se prépare à une autre vague de chaleur prévue pour fin juillet 2026.