Le 14 juillet 2026, le chef d'état-major israélien Herzi Halevi aurait averti le Premier ministre Benjamin Netanyahou qu'un gel proposé de la conscription des juifs ultra-orthodoxes (Haredim) dans l'armée pourrait nuire à la préparation opérationnelle de l'armée. L'avertissement a été donné lors d'une réunion du cabinet de sécurité, selon les médias israéliens.
La question des exemptions de conscription pour les Haredim est un défi politique et juridique de longue date en Israël. En juin 2024, la Cour suprême israélienne a statué que le gouvernement devait commencer à enrôler les étudiants des yeshivas Haredim, ce qui a créé des tensions au sein du gouvernement de coalition. Le gel proposé retarderait la mise en œuvre de la décision de la Cour.
L'intervention de Halevi est notable car les dirigeants militaires en activité évitent généralement les déclarations politiques publiques. Cependant, le chef d'état-major a fait valoir que le gel créerait une incertitude dans la planification des effectifs et pourrait affecter la capacité de l'armée à remplir ses engagements de défense, en particulier dans un contexte de tensions régionales persistantes.
Le bureau du Premier ministre Netanyahou n'a pas immédiatement commenté l'avertissement rapporté. Le gouvernement de coalition, qui comprend des partis Haredim opposés au service militaire obligatoire pour leurs électeurs, doit trouver un équilibre délicat entre les obligations légales et la survie politique.