Une nouvelle étude publiée dans la revue Science of The Total Environment a révélé que les jeunes scientifiques qui manipulent fréquemment des produits chimiques en laboratoire et consomment peu d'aliments riches en antioxydants pourraient être plus susceptibles de signaler des symptômes tels que fatigue, maux de tête, pâleur et ecchymoses faciles. La recherche, menée auprès d'étudiants universitaires, met en évidence les risques potentiels pour la santé liés à l'exposition professionnelle dans les laboratoires académiques.
L'étude a interrogé 1 200 étudiants universitaires au Brésil, évaluant leur exposition à des produits chimiques comme le benzène, le xylène et le formaldéhyde, ainsi que leurs habitudes alimentaires. Les participants qui ont déclaré une manipulation fréquente de produits chimiques et une faible consommation de fruits et légumes avaient des probabilités significativement plus élevées de présenter les symptômes listés. Les auteurs suggèrent que les antioxydants, qui neutralisent les radicaux libres causés par l'exposition chimique, pourraient jouer un rôle protecteur.
L'auteure principale, la Dre Maria Fernanda Hornos Carneiro, a souligné l'importance des mesures de sécurité et de la nutrition : « Nos résultats indiquent qu'une alimentation équilibrée riche en antioxydants pourrait aider à atténuer certains effets néfastes de l'exposition chimique en laboratoire. » L'étude appelle également à améliorer la ventilation et les équipements de protection individuelle dans les laboratoires universitaires.
Bien que l'étude soit observationnelle et ne puisse pas prouver la causalité, elle s'ajoute aux preuves croissantes sur les impacts sanitaires de l'exposition à de faibles niveaux de produits chimiques. Les chercheurs recommandent d'autres études pour confirmer ces résultats et explorer des interventions diététiques comme stratégie préventive.