Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon et le Premier ministre indien Narendra Modi ont convenu de renforcer les liens bilatéraux, en mettant l'accent sur le commerce et la sécurité maritime, selon une déclaration conjointe publiée le 11 juillet 2026. Cet accord intervient alors que Luxon continue de répondre aux préoccupations concernant une clause du projet d'accord de libre-échange (ALE) entre l'Inde et la Nouvelle-Zélande qui exige que le gouvernement 'promouvoit' les investissements en Inde.
Lors d'une conférence de presse à New Delhi, Luxon a rejeté les suggestions selon lesquelles la clause représenterait un engagement contraignant, bien que Modi l'ait qualifiée de telle. 'Nous considérons cela comme une compréhension mutuelle pour favoriser la coopération économique, et non une obligation légale', a déclaré Luxon. Les négociations de l'ALE, qui durent depuis plusieurs années, visent à réduire les tarifs douaniers et à augmenter les échanges entre les deux nations, qui s'élèvent actuellement à environ 1,5 milliard de dollars par an.
La composante de sécurité maritime du partenariat comprend des exercices navals conjoints et un partage d'informations pour assurer la stabilité dans la région indo-pacifique. Les deux dirigeants ont souligné l'importance d'un Indo-Pacifique libre et ouvert, en phase avec leurs intérêts stratégiques respectifs. L'accord couvre également la coopération dans des domaines tels que les énergies renouvelables, l'agriculture et la technologie.
Les critiques en Nouvelle-Zélande ont exprimé des inquiétudes quant à l'impact potentiel de l'ALE sur les industries locales, en particulier les produits laitiers et l'agriculture, qui pourraient faire face à une concurrence accrue des importations indiennes. Cependant, Luxon a assuré que l'accord inclurait des garanties pour protéger les intérêts de la Nouvelle-Zélande. Le texte final de l'ALE devrait être finalisé d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation parlementaire dans les deux pays.