Alors que les normes environnementales façonnent de plus en plus l'accès aux marchés internationaux, la Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX) appelle le gouvernement à concevoir la future taxonomie financière verte comme un outil stratégique de compétitivité. Cet appel a été lancé lors d'une consultation récente sur le développement de la taxonomie, qui vise à classer les activités économiques durables et à orienter les investissements.
L'ASMEX soutient qu'une taxonomie bien conçue aidera les exportateurs marocains à s'aligner sur les réglementations de l'Union européenne, en particulier les exigences de divulgation en matière de finance durable, et à éviter d'éventuelles barrières commerciales. La confédération insiste sur le fait que la taxonomie doit être pratique, spécifique par secteur et alignée sur les priorités nationales telles que les énergies renouvelables et l'efficacité de l'eau.
Selon l'ASMEX, la taxonomie pourrait également débloquer de nouvelles opportunités de financement auprès d'investisseurs internationaux et de banques de développement, qui exigent de plus en plus des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). La confédération recommande que la taxonomie inclue des critères techniques de sélection clairs et soit élaborée en consultation avec le secteur privé.
Le gouvernement marocain, avec le soutien de partenaires internationaux, travaille sur une taxonomie verte nationale dans le cadre de sa feuille de route plus large sur la finance durable. La taxonomie devrait être finalisée d'ici 2027, selon des déclarations antérieures du ministère de l'Économie et des Finances.