La ministre marocaine des Finances, Nadia Fettah, a présenté au Parlement le 22 juillet 2026 les prévisions de clôture du gouvernement pour 2026, projetant une croissance économique de 5,3% et un déficit budgétaire de 3% du PIB. Ces prévisions, basées sur les tendances économiques actuelles et les mesures politiques, anticipent également une réduction progressive de la dette publique.
Selon des déclarations officielles, la projection de croissance est portée par la performance robuste de secteurs clés, notamment l'agriculture, l'industrie manufacturière et les services. L'objectif de déficit s'inscrit dans la stratégie de consolidation budgétaire du gouvernement en vertu de la Loi organique relative aux finances, visant à maintenir la discipline fiscale tout en soutenant les dépenses sociales.
Fettah a souligné que le ratio dette/PIB devrait diminuer, bien que les chiffres précis n'aient pas été immédiatement disponibles. Les projections supposent des conditions économiques mondiales stables et la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles dans le cadre du Nouveau modèle de développement.
Les débats parlementaires se sont concentrés sur le réalisme de ces objectifs compte tenu des incertitudes mondiales, notamment les pressions inflationnistes et les risques géopolitiques. Les députés de l'opposition ont remis en question les hypothèses sous-jacentes à la prévision de croissance, tandis que les alliés du gouvernement ont défendu ces projections comme réalisables sur la base de la performance économique récente.
Les prévisions de clôture seront mises à jour dans le projet de loi de finances 2027, dont la présentation est prévue plus tard cette année. L'économie marocaine a connu une croissance estimée à 3,4% en 2025, selon la banque centrale.