En juillet 2024, la France a officiellement reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un changement qui a depuis remodelé les liens diplomatiques et économiques entre les deux pays. Ce changement de politique, annoncé par le président Emmanuel Macron dans une lettre au roi Mohammed VI, a aligné la France sur les États-Unis et d'autres nations soutenant le plan d'autonomie du Maroc pour le territoire contesté.
À la suite de ce rapprochement, des entreprises françaises ont annoncé de nouveaux investissements au Maroc, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, des infrastructures et de la technologie. En octobre 2024, le géant français de l'énergie TotalEnergies a signé un protocole d'accord avec l'Office Chérifien des Phosphates (OCP) pour développer des projets d'hydrogène vert. De plus, le fabricant ferroviaire français Alstom a obtenu un contrat pour fournir des trains pour l'expansion du train à grande vitesse au Maroc.
Le rééquilibrage diplomatique a également conduit à une augmentation des visites de haut niveau. Le ministre français des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, s'est rendu à Rabat en février 2025 pour discuter de la coopération économique, et une visite d'État du président Macron au Maroc est attendue fin 2025. Ces développements marquent une amélioration significative des relations après une période de tensions liées aux restrictions de visas et aux critiques médiatiques.
La position du Maroc en tant que porte d'entrée vers l'Afrique a été un facteur clé pour attirer les investissements français. La stabilité politique du pays et ses projets d'infrastructure, tels que le port de Tanger Med et le complexe solaire Noor, en font une plaque tournante attrayante pour les entreprises françaises cherchant à s'étendre en Afrique subsaharienne.