Le gouvernement marocain a annoncé la suspension des droits d'importation sur les viandes rouges et la volaille, effective à partir du 23 juillet 2026 jusqu'au 30 novembre 2026. La décision, publiée au Bulletin Officiel, vise à augmenter l'offre locale et à réduire les prix à la consommation en raison d'une sécheresse sévère qui a réduit la production animale.
La mesure couvre les viandes bovines, ovines, caprines et de volaille fraîches, réfrigérées et congelées. Elle inclut également une suspension temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur ces importations, selon le ministère de l'Économie et des Finances.
Le Maroc fait face à une sécheresse pluriannuelle, avec des déficits pluviométriques allant jusqu'à 60 % dans certaines régions en 2025, entraînant une hausse des coûts d'alimentation et une réduction des cheptels. Le gouvernement a également subventionné les importations d'aliments pour bétail et restreint les exportations d'animaux vivants pour stabiliser le marché.
Les prix à la consommation de la viande rouge ont augmenté de 15 à 20 % sur un an au début de 2026, selon le Haut-Commissariat au Plan. La suspension des droits d'importation devrait atténuer la pression sur les ménages, en particulier pendant les prochaines fêtes de l'Aïd al-Adha, où la demande de viande augmente traditionnellement.
Les syndicats agricoles ont réagi de manière mitigée, certains saluant cette mesure pour freiner l'inflation, tandis que d'autres avertissent qu'elle pourrait nuire aux éleveurs locaux si les importations inondent le marché sans mesures de sauvegarde.