Les parties prenantes des secteurs numérique, créatif et financier du Nigeria ont entamé des discussions sur un cadre juridique et réglementaire qui permettrait aux entreprises d'utiliser les actifs de propriété intellectuelle comme garantie pour accéder au financement. Les discussions ont eu lieu lors d'un atelier récent organisé par la Commission nigériane du droit d'auteur (NCC) en collaboration avec l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).
Le cadre proposé vise à relever le défi de l'accès limité au capital pour les créateurs et innovateurs, qui manquent souvent de garanties traditionnelles comme les terrains ou l'équipement. Selon le plan, des actifs tels que les droits d'auteur, les marques de commerce et les brevets pourraient être évalués et utilisés pour obtenir des prêts auprès de banques et d'autres institutions financières.
Selon la NCC, cette initiative fait partie d'efforts plus larges visant à libérer le potentiel économique de l'industrie créative du Nigeria, qui contribue de manière significative au PIB du pays. La commission a noté que des modèles similaires ont été mis en œuvre avec succès dans d'autres juridictions, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni.
Les participants à l'atelier ont souligné la nécessité de méthodes d'évaluation claires, de systèmes d'enregistrement et de mécanismes de résolution des litiges pour rendre le cadre viable. La NCC prévoit d'élaborer un projet de document politique pour examen par les parties prenantes d'ici la fin de 2026.