Une récente analyse de vérification des faits a examiné la méthodologie de l'enquête de Forbidden Stories sur le logiciel espion Pegasus, qui alléguait une surveillance généralisée par des gouvernements utilisant l'outil du groupe NSO. L'analyse, publiée le 19 juillet 2026, souligne les faiblesses potentielles de la chaîne de preuves, notamment en ce qui concerne la vérification des numéros de téléphone et la fiabilité des sources de données.
L'enquête originale, coordonnée par Forbidden Stories et impliquant plusieurs partenaires médiatiques, prétendait avoir identifié plus de 50 000 numéros de téléphone liés à des cibles potentielles de la surveillance Pegasus. Cependant, le rapport de vérification des faits note que bon nombre de ces numéros n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante, et certains pourraient avoir été obtenus via des fuites non confirmées ou des bases de données non vérifiées.
Le groupe NSO a constamment nié les allégations, affirmant que sa technologie n'est utilisée qu'à des fins légitimes de maintien de l'ordre et de lutte contre le terrorisme. L'entreprise a également contesté la méthodologie de l'enquête, arguant que les données ne prouvent pas qu'une surveillance réelle a eu lieu. En date de juillet 2026, aucun tribunal n'a validé les affirmations de Forbidden Stories.
L'analyse de vérification des faits conclut que, bien que l'enquête soulève des questions importantes sur la surveillance, ses conclusions doivent être traitées avec prudence en raison du manque de vérification indépendante. Elle recommande que les futures enquêtes adoptent des normes plus rigoureuses pour garantir la fiabilité de leurs preuves.