Des scientifiques ont développé une méthode pour suivre les populations de manchots Adélie en Antarctique en détectant leur guano, ou excréments, depuis l'espace. La technique repose sur le fait que les manchots Adélie se nourrissent principalement de krill, ce qui donne à leurs excréments une couleur rose distinctive visible sur les images satellites.
Heather Lynch, chercheuse à l'Université Stony Brook, a expliqué que les manchots forment de grandes colonies et produisent 'des quantités absolument prodigieuses de guano'. En analysant les images satellites, les chercheurs peuvent estimer la taille des colonies et suivre les changements au fil du temps, fournissant des informations sur la santé des écosystèmes antarctiques.
Cette méthode permet aux scientifiques d'étudier des zones reculées difficiles d'accès sur le terrain. Les données aident à suivre comment les populations de manchots réagissent aux changements environnementaux, tels que les variations de la glace de mer et de la disponibilité du krill, influencés par le changement climatique.
La recherche a été publiée dans des revues à comité de lecture et continue d'être affinée. Elle offre un moyen rentable de surveiller la faune dans de vastes régions inhospitalières, contribuant aux efforts de conservation en Antarctique.