Une nouvelle pièce de théâtre à Nairobi attire l'attention sur la crise persistante des violences basées sur le genre (VBG) au Kenya. La production, qui inclut une scène où un mari bat sa femme, a provoqué des halètements dans le public et suscité des conversations sur la prévalence de la violence domestique dans le pays.
Selon les Nations Unies, 34 % des femmes au Kenya ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part d'un partenaire. La pandémie de COVID-19 a exacerbé le problème, les confinements piégeant les victimes avec leurs agresseurs et limitant l'accès aux services de soutien. La pièce vise à briser le silence autour des VBG et à encourager les victimes à chercher de l'aide.
Des militants et organisations locales, comme l'Association des femmes parlementaires du Kenya, ont salué la pièce pour sa représentation réaliste des abus. Ils soulignent que les normes culturelles et la stigmatisation empêchent souvent les femmes de signaler les violences. La pièce met également en lumière la nécessité de protections juridiques plus solides et de systèmes de soutien pour les survivantes.