En juillet 2026, les tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran suscitent des inquiétudes parmi les responsables européens de la défense quant à d'éventuelles pénuries d'équipements militaires. Selon un rapport de l'Agence européenne de défense, les hostilités en cours entre les États-Unis et l'Iran pourraient perturber les chaînes d'approvisionnement de systèmes d'armes clés, notamment les missiles et les drones, dont l'Europe a besoin pour sa propre défense.
Les nations européennes augmentent leurs budgets de défense depuis 2022, mais le rythme de production n'a pas suivi la demande. Un haut responsable de l'OTAN, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré à Reuters le 8 juillet que « le conflit au Moyen-Orient détourne des ressources critiques des stocks européens ». Le responsable a ajouté que les alliés européens sont particulièrement vulnérables dans des domaines comme la défense aérienne et les munitions de précision.
La situation est aggravée par le fait que de nombreux pays européens ont réduit leurs capacités de fabrication d'armes nationales au cours des dernières décennies, s'appuyant plutôt sur des importations en provenance des États-Unis. Une étude de 2025 de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) a révélé que l'Europe a importé 55 % de ses armes majeures des États-Unis entre 2020 et 2024.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé le 9 juillet une nouvelle initiative visant à renforcer la capacité industrielle de défense européenne, comprenant un fonds de 500 millions d'euros pour l'achat conjoint et la production de munitions critiques. Cependant, les analystes préviennent que ces mesures prendront des années à porter leurs fruits, laissant l'Europe exposée à court terme.