L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que les progrès récents dans la lutte contre le VIH, l'hépatite virale et les infections sexuellement transmissibles (IST) sont menacés par la baisse des financements, les crises humanitaires et les inégalités persistantes. Un nouveau rapport de l'OMS souligne que, bien que les pays aient réalisé des progrès significatifs au cours de la dernière décennie, ces avancées sont désormais compromises.
Selon l'OMS, le rapport présente un double récit : des réalisations notables dans l'élargissement de l'accès aux tests et aux traitements, parallèlement à des lacunes croissantes dans les soins pour les populations vulnérables. L'agence insiste sur le fait que sans un investissement soutenu, l'objectif de mettre fin à ces épidémies d'ici 2030 pourrait être compromis.
Les principales conclusions du rapport indiquent que les déficits de financement ont entraîné des perturbations dans les services de prévention et de traitement, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Les urgences humanitaires, y compris les conflits et les catastrophes naturelles, ont encore mis à rude épreuve les systèmes de santé, laissant des millions de personnes sans accès aux soins essentiels.
L'OMS appelle à une action urgente pour combler le déficit de financement et lutter contre les inégalités, exhortant les gouvernements et les donateurs à prioriser les services de santé sexuelle et reproductive. Le rapport souligne la nécessité d'approches innovantes pour atteindre les communautés marginalisées, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes qui s'injectent des drogues et les travailleurs du sexe.