Le football, souvent considéré comme un terrain neutre, est devenu de plus en plus politisé ces dernières années. Les grands événements comme la Coupe du Monde de la FIFA 2030, co-organisée par l'Espagne, le Portugal et le Maroc, sont désormais considérés comme des atouts stratégiques pour les États, selon des experts.
L'axe ibéro-marocain dans le football reflète des liens diplomatiques et économiques plus larges. La candidature du Maroc pour la Coupe du Monde 2030, aux côtés de l'Espagne et du Portugal, a été perçue comme une démarche visant à renforcer sa position en Afrique et en Europe, tandis que l'Espagne et le Portugal ont utilisé cette candidature pour consolider leur influence en Afrique du Nord.
Cette coopération va au-delà de la Coupe du Monde. Des programmes d'entraînement conjoints, des académies de jeunes et des matchs amicaux ont été organisés pour favoriser les liens. Cependant, les critiques estiment que ces initiatives servent souvent d'outils de soft power, détournant l'attention des problèmes intérieurs ou des préoccupations en matière de droits de l'homme.
En juillet 2026, les préparatifs de la Coupe du Monde 2030 se poursuivent, avec des projets d'infrastructure dans les trois pays. Le tournoi devrait approfondir davantage l'intégration politique et économique de la région.