De nouvelles preuves ont émergé indiquant que le Maroc a utilisé le logiciel espion Pegasus, développé par la société israélienne NSO Group, pour surveiller des journalistes et des militants des droits de l'homme. Les allégations, rapportées par plusieurs médias, sont basées sur des analyses forensiques d'appareils mobiles et des données divulguées.
Selon une enquête de 2021 menée par un consortium de journalistes, incluant Forbidden Stories et Amnesty International, le Maroc figurait parmi les pays ayant acheté et déployé Pegasus pour cibler des individus tels que le journaliste Omar Radi et le militant Maati Monjib. Des rapports récents en 2026 ont ajouté de nouvelles preuves, notamment des traces numériques et des témoignages.
Les autorités marocaines ont constamment nié ces allégations, affirmant qu'elles respectent les droits de l'homme et ne se livrent pas à une surveillance illégale. Cependant, les nouvelles preuves ont relancé les appels à une enquête indépendante et à un contrôle plus strict des exportations de technologies de surveillance.
NSO Group a déclaré qu'il ne vend Pegasus qu'à des agences gouvernementales vérifiées à des fins de lutte contre le terrorisme et la criminalité, et qu'il enquête sur tout usage abusif. La société n'a pas commenté les derniers rapports.