Des chercheurs de l'Institut des sciences et technologies de Daegu (DGIST) et de l'Université de Stanford ont développé un nouvel outil optogénétique appelé LATeNT (Light-Activated Temporal NeuroTransmission) qui permet de contrôler de manière réversible les protéines synaptiques à l'aide de la lumière. Les travaux, dirigés par le professeur Ji Won Um du Centre pour la diversité et la spécificité des synapses du DGIST et la professeure Alice Ting de Stanford, ont été publiés dans la revue Nature Neuroscience le 19 août 2026.
LATeNT utilise un domaine sensible à la lumière pour inactiver rapidement et réversiblement des protéines synaptiques spécifiques, permettant aux chercheurs d'activer ou de désactiver la communication neuronale avec une grande précision. Lors des tests, l'équipe a appliqué LATeNT à la protéine PSD-95, un échafaudage clé des synapses excitatrices, et a démontré que l'exposition à la lumière pouvait perturber transitoirement la transmission synaptique, avec une récupération en quelques minutes.
Cette technologie offre une avancée significative par rapport aux méthodes existantes, souvent lentes ou irréversibles. En permettant un contrôle rapide et réversible, LATeNT permet aux scientifiques d'étudier les rôles dynamiques des protéines synaptiques en temps réel, ce qui pourrait conduire à de nouvelles connaissances sur l'apprentissage, la mémoire et les troubles neurologiques.
Le professeur Um a noté que LATeNT pourrait être appliqué à d'autres protéines et chez des animaux vivants, ouvrant de nouvelles voies pour comprendre le fonctionnement du cerveau et développer de futures stratégies thérapeutiques.