Dans une analyse récente pour The Conversation, Andreas Krieg du King's College de Londres soutient que la stratégie des États-Unis consistant à recourir uniquement à des mesures coercitives, ou « bâtons », contre l'Iran est inefficace et que Washington doit également offrir des incitations, ou « carottes », pour désamorcer les tensions dans le golfe Persique. Le commentaire de Krieg fait suite à une série d'incidents où des forces iraniennes auraient attaqué des navires du Golfe transitant par les eaux souveraines d'Oman, provoquant une réponse américaine qui comprenait l'annulation de dérogations pour certaines sanctions.
Krieg affirme que la campagne de « pression maximale » des États-Unis n'a pas réussi à modifier le comportement de l'Iran et a plutôt alimenté un cycle d'escalade. Il souligne la nécessité d'une approche plus nuancée combinant pression économique et ouvertures diplomatiques, comme la négociation d'un nouvel accord nucléaire ou l'allègement des sanctions en échange de changements vérifiables dans les activités régionales de l'Iran. L'analyste souligne que sans ces incitations, l'Iran continuera probablement ses actions provocatrices, y compris les attaques contre la navigation et le soutien aux forces mandataires.
L'article souligne que les récentes attaques contre des navires du Golfe ont eu lieu dans les eaux d'Oman, un point d'étranglement critique pour les expéditions mondiales de pétrole. Les États-Unis ont répondu en révoquant les dérogations qui permettaient à certains pays de continuer à acheter du pétrole iranien, une mesure que Krieg estime pourrait antagoniser davantage Téhéran sans atteindre les objectifs stratégiques. Il appelle à une politique plus équilibrée qui reconnaît les préoccupations légitimes de sécurité de l'Iran tout en le tenant responsable des actions déstabilisatrices.
L'analyse de Krieg reflète un débat plus large parmi les experts en politique étrangère sur l'efficacité de l'approche américaine envers l'Iran. Certains soutiennent que seule une pression soutenue amènera l'Iran à la table des négociations, tandis que d'autres, comme Krieg, estiment qu'un mélange de pression et d'incitations est nécessaire pour briser l'impasse actuelle. La situation reste fluide, sans voie claire vers la désescalade à la mi-2026.