Une nouvelle étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences le 14 juillet 2026 révèle que les larves d'abeilles ont des capacités olfactives considérablement réduites par rapport aux abeilles adultes. Les chercheurs de l'Université de Californie à San Diego ont découvert que cette perte temporaire de fonction est un effet secondaire des soins intenses prodigués par les abeilles nourrices.
L'étude, dirigée par le Dr Sarah Johnson, montre que les abeilles nourrices produisent une phéromone de couvain qui supprime le développement des neurones olfactifs chez les larves. Cette suppression permet aux larves de concentrer leur énergie sur la croissance et le développement, mais signifie également qu'elles ne peuvent pas détecter les odeurs aussi efficacement que les adultes. Les chercheurs ont utilisé le séquençage de l'ARN et des tests comportementaux pour confirmer ces résultats.
Le Dr Johnson a expliqué : 'C'est un compromis : les larves bénéficient des soins des abeilles nourrices, mais au prix de leurs propres capacités sensorielles. Cela met en lumière la dynamique sociale complexe au sein d'une ruche.' L'étude a impliqué l'observation de 500 larves dans 10 ruches sur une période de 21 jours.
Ces résultats ont des implications pour la compréhension de l'évolution et de l'adaptation des insectes sociaux. Des recherches futures pourraient explorer si des mécanismes similaires existent chez d'autres espèces eusociales, comme les fourmis ou les termites.